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Or, métaux précieux, art : ce que vous devez savoir

Comprendre comment acheter, revendre et transmettre de l'or ou des objets précieux, et quel impôt vous paierez à la revente.

L'or, les métaux précieux, les œuvres d'art, le vin ou les chevaux de course diversifient votre patrimoine, mais ce sont des actifs non régulés : pas de marché organisé, frais élevés, revente incertaine. ‌À la revente, vous avez le choix entre deux impôts : une taxe forfaitaire sur le prix de vente (appliquée automatiquement) ou, sur option, l'imposition de votre seul gain avec un avantage pour les longues détentions. ‌Tout se joue sur une chose : garder vos justificatifs d'achat dès le premier jour.​

Faites le test : êtes-vous concerné ?

Cochez les situations qui vous ressemblent.

Votre sélection s'affichera ici.

Les chiffres à connaître

11 %taxe forfaitaire sur le prix de vente des métaux précieux (or, argent, platine)
6 %taxe forfaitaire sur les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité
22 ansdurée de détention au-delà de laquelle vous ne payez plus d'impôt à la revente
48 hdélai de rétractation quand vous revendez vos métaux à un professionnel

Les points clés, en clair

Deux impôts possibles à la revente

Quand vous revendez des métaux précieux ou des objets précieux, l'État applique par défaut une taxe forfaitaire sur le prix de vente. ‌Vous pouvez à la place opter pour l'imposition de votre seul gain (la plus-value). ​Le choix se fait vente par vente.‌

Les taux de la taxe forfaitaire

Elle est de 11 % pour les métaux précieux (or, argent, platine) et de 6 % pour les bijoux, objets d'art, de collection ou d'antiquité, plus une CRDS de 0,5 % si vous êtes domicilié en France. ​Elle porte sur le prix total, sans déduire aucune commission.‌

L'option « plus-value » récompense la durée

Si vous optez, vous êtes imposé à 19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux sur votre seul gain, avec un abattement de 5 % par an au-delà de la 2e année. ​Résultat : au bout de 22 ans, vous ne payez plus rien. ​Cette option est irrévocable.‌

Exemple chiffré concret

Un lingot vendu 40 000 €, acheté 25 000 € il y a 12 ans : la taxe forfaitaire coûte 40 000 × 11,5 % = 4 600 €. ​En optant pour la plus-value, l'impôt tombe à environ 2 715 € — à condition de prouver la date et le prix d'achat.‌

Un lingot vendu 40 000 €, acheté 25 000 € il y a 12 ans : quel impôt ?

Taxe forfaitaire (automatique, 11,5 % du prix de vente)
4 600 €
Option plus-value (impôt sur votre seul gain)
2 715 €

Ici, prouver la date et le prix d'achat vous permet de payer moins d'impôt — à condition d'avoir gardé vos justificatifs.

Source : Exemple millésime 2026, CGI art. 150 VK et 150 VL

Ce qui piège le plus souvent

Ne jetez jamais vos factures et certificats

Sans preuve datée et précise de votre achat, vous perdez le droit d'opter pour l'imposition de votre seul gain — souvent la solution la moins chère. Ouvrez un dossier de justificatifs dès le jour de l'achat.

N'espérez aucune exonération sur les métaux précieux

Le seuil qui exonère les petits bijoux ne s'applique pas aux métaux précieux. Une petite pièce d'or revendue reste taxée quel que soit le montant.

Ne réglez jamais l'or en espèces

Le paiement en liquide est interdit, quel que soit le montant. Exigez un contrat écrit et un règlement traçable (virement, chèque, carte), à l'achat comme à la revente.

Pour aller plus loin avec votre conseiller

Cas avancé

Une œuvre d'art dans son entreprise, déductible sur cinq ans

Sophie, 52 ans, dirige une agence de design installée en société. Elle repère la sculpture d'un artiste vivant et l'installe dans le hall d'accueil, visible des salariés et des visiteurs. Parce que l'artiste est vivant et que l'œuvre reste exposée au public (et non cachée dans son bureau), son entreprise peut déduire le prix d'achat de son résultat, par fractions égales sur cinq ans et dans une limite annuelle. Un achat plaisir devient ainsi un levier fiscal pour la société.

Ce que votre conseiller apporte : Le conseiller vérifie les conditions strictes (artiste vivant, exposition réelle au public ou aux salariés, plafond annuel), séquence la déduction sur les cinq exercices et sécurise la facture. Il confirme surtout que le dispositif, borné dans le temps, est toujours en vigueur avant l'achat.

Cas avancé

Payer les droits de succession avec un tableau, pas en le vendant

Bernard, 74 ans, collectionne les tableaux depuis quarante ans. Ses enfants hériteront d'une collection de valeur mais de peu de liquidités : les droits de succession seront difficiles à payer sans brader une œuvre dans l'urgence. Or la transmission d'objets précieux n'est pas soumise à la taxe de revente, seulement aux droits de succession. Et ces droits peuvent, sous accord de l'administration, être réglés en nature en remettant une œuvre à l'État — la dation en paiement — plutôt qu'en espèces.

Ce que votre conseiller apporte : Le conseiller fait évaluer la collection selon les règles précises applicables aux objets d'art, puis chiffre l'alternative : vendre un tableau (et supporter la fiscalité de cession) ou régler les droits en remettant une œuvre. Il prépare le dossier de dation et arbitre le bon moment, avant ou après le décès.

Chaque situation est particulière

Chaque patrimoine a ses particularités : un conseiller transforme ces règles en plan d'action chiffré, adapté à votre situation.

Faire le point avec un conseiller

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Références officielles

Fiche issue de la base de connaissance patrimoniale Ploovers — millésime 2026, mise à jour le 2026-07-11. Contenu en cours de validation par nos experts.

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